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Grand Ensemble Vocal d'Annecy

Activité du Grand Ensemble Vocal d'Annecy

Requiem, fuite et saints.

Publié le 25 Août 2013 par Pierre Launay in Concert, Requiem de Mozart, Amis

Requiem, fuite et saints.

Mieux vaut tard que jamais, voici un petit bilan du Requiem de Mozart que donna GEVA en fin de mois de Juillet, le samedi 20 à Samoëns et le dimanche 21 à ST Louis de Novel à Annecy.

C'était une initiative comme toujours pleine de feu de l'infatigable Jean-Marie Curti qui anime une incroyable académie musicale d'été à Samoëns. Cette jolie station de ski a donné depuis longtemps un vernis culturel à ses activités sportives et elle accueille depuis plusieurs années maintenant cette académie qui lui propose un programme extrêmement varié de concerts gratuits, récitals, opéras, le tout donné par les habituels comparses de Jean-Marie Curti, comme lui passionnés, efficaces et enjoués.

Jean-Marie a eu envie cette année de "monter" le Requiem de Mozart de la même manière qu'il est d'usage en Angleterre de donner le "Messie" de Haendel, c'est à dire en rassemblant pour une unique répétition générale, des choeurs qui ont travaillé l'oeuvre isolément. GEVA était de l'aventure. Dire qu'elle était risquée relèverait du pléonasme : avec Jean-Marie, c'est toujours risqué.

Il y eut donc deux concerts, un en montagne et l'autre à Annecy, très différents l'un de l'autre mais également excellents. A Samoëns l'envie si forte de jouer et de chanter pousser un peu trop le volume, mais l'émotion était à l'avenant. Le public venu bien trop nombreux pour la petite église, conquis par l'exécution et subjugué par l'étonnante générosité de cette programmation, a longuement acclamé les artistes.

Le Conseil d'Administration de GEVA qui avait remarquablement organisé le concert d'Annecy, redoutait une faible fréquentation. Le lieu - l'église St Louis de Novel, d'une acoustique parfaite mais beaucoup moins connue des annéciens que Ste Bernadette -, le jour - lendemain de l'étape du tour de France - et la chaleur accablante, tout conspirait pour mettre l'entreprise en péril. Mais l'organisation sans faille, l'enthousiaste publicité de bouche à oreille que les choristes avaient faite, ont triomphé de ces difficultés : l'église était quasiment pleine. Et quel concert ! L'émotion intacte de la veille était servie par une exécution plus retenue, pleine de subtilités que servait admirablement l'acoustique extraordinaire de St Louis. Le public ne s'y est pas trompé qui a été emporté par la même euphorie, dans le même rêve... Mozart aurait été fier de nous !

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